Les american moms de L.A. ne sont pas bien différentes de celles de France ou d’ailleurs. Elles élèvent leurs enfants du mieux qu’elles le peuvent, et c’est très bien comme ça. En arrivant ici, et bien que j’étais encore une toute jeune mère, j’ai découvert quelques différences assez notables avec la France. D’autres façons de vivre qui m’ont permis de prendre du recul sur mes certitudes et habitudes de maman frenchy. Décryptage.
S’inscrire à des loteries pour l’entrée en maternelle
L’école à Los Angeles est un sujet centrale. On habite tel ou tel quartier en fonction des établissements et comme beaucoup d’entre eux sont mauvais, on se bouscule pour obtenir une place dans les meilleurs. Des écoles « magnet » au crèches multilingues qui préparent à la Ivy League, il est ici normal de devoir s’inscrire 1 an à l’avance, payer 200$ pour figurer sur une waiting list et voir enfin les attributions des places d’école se faire selon un système de loterie. Bonne chance!
> En France, j’aurais simplement mis mes enfants dans l’école du quartier, avec pour seule considération alternative, un école privée catholique.
L’éducation positive avec des sons très aigus
L’état d’esprit américain c’est le positivisme à toute épreuve: ici, voir le verre toujours à moitié plein, être « grateful » et toujours tout trouvé « amazing » n’est pas un cliché. La maman américaine de L.A. ne connaît pas le cynisme, et c’est encore plus vrai vis à vis de sa progéniture. Son bébé, elle l’encourage dès ses premiers jours avec une gamme d’adjectifs exagérément aigus. Passez 1h dans un parc pour enfants et vous entendrez tous le champ lexical de l’admiration. Les petits angelinos reçoivent indéniablement beaucoup d’amour et de félicitations le tout sur une fréquence vocale très haute.
> En France, j’aurais pu la gronder et la punir en public sous l’approbation générale des gens qui m’entourent.
Des shootings photos à 500$
Rien n’est trop beau pour immortaliser son bonheur familiale surtout si on peut ensuite l’envoyer à tout son répertoire. La plupart des familles à L.A. organisent au moins une fois par an une séance photo professionnelle. Dans un parc, sous le porche de leur maison, à la plage ou dans le confort de leur salon, ces shootings mettent en scène la famille au complet. En plus de constituer un joli souvenir, ces clichés sont généralement utilisés pour illustrer une carte de vœux personnalisées à Noël. Photographes indépendants, studios spécialisés, ou pop-up à thème dans les malls, certains n’hésitent pas à dépenser des fortunes pour plusieurs séances dans l’année! Halloween, Pâques, christmas time, mais aussi forêt en automne, champs de fleurs au printemps, saison estivale à la mer… Les photographes de L.A. ne manquent pas de boulot et leur prix vont de 100$ la photo, à 500$ la formule classique de 1h.
> En France, on aurait fait un bon vieux photomaton en famille (snif, ça n’existe pas ici).
Donner beaucoup: de temps, de choses et d’argent
Hyper-consommation, prise de conscience écologique, aisance financière et valeurs altruistes (pour ne pas dire religieuses) font de la mère américaine une donatrice particulièrement généreuse. Plus globalement, toute l’Amérique a la culture du bénévolat et du don. Ainsi à la caisse du supermarché il vous sera très souvent proposé d’ajouter quelques $ pour une association. Au drive du Starbucks, il peut arriver que la voiture devant vous paie sa tournée. Et les américains offrent aussi de leur temps en proposant d’aider à la soupe populaire, de loger des gens en difficulté passagère ou même d’accueillir des enfants placés. Ça ressemble au monde des Bisounours et ça ne s’arrête pas là. A L.A., les mamans s’entraident beaucoup via des réseaux sociaux ou lieux de culte. Vous trouverez ici des annonces pour des vélos, canapés de marque, jouets ou vêtements neufs, à donner. Il y a aussi des initiatives adorables comme les « Little Free Library » (bibliothèques de rue entièrement gratuites). Certaines mères vont jusqu’à distribuer de l’argent à des inconnus en virant quelques dizaines de dollars à qui le demande sur Facebook. De nombreuses cagnottes en ligne sont relayés pour participer au traitement d’un enfant malade ou au frais d’obsèques d’un voisin dont l’histoire dramatique est racontée sur internet. Et les écoles font annuellement un appel au don où les chèques signés dans les établissements privés vont facilement de 1.000 à 10.000$ (les meilleurs donateurs sont cités publiquement). L’argent circule, oui, mais l’amour aussi.
> En France, j’aurais donné 10 balles dans l’enveloppe pour le départ à la retraite d’un collègue.
Reconsidérer la weed et boire du vin au goûter
Beaucoup de mères de famille américaines s’accordent un verre de rouge en fin d’après-midi. Considérant qu’ici on dîne tôt – 18h – l’apéro commencent souvent à l’heure du goûter, en solo. Vin français ou californien, pourvu que le verre soit grand. Dans un registre plus holistique, elles sont nombreuses à consommer du CBD ou vapoter du cannabis. Un peu de détente dans ce monde de brut pour soulager une charge mentale qui n’est pas moins forte sous les palmiers de L.A..
> En France, j’aurais repris la cigarette ou consommer des antidep.
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