Je suis une femme de 33 ans, j’ai donc comme impératifs un frottis et un palpage des nénés annuel. Faites de même!
Me voilà donc partie sur les chemins du spéculum californien. Franchement, un frottis reste un frottis. On regarde le plafond pendant que le gynéco nous demande ce qu’on a prévu le week-end prochain. Jusqu’ici, tout va bien SAUF que la santé en Amérique reste une histoire différente de celle de France et mon expérience fût pour le moins surprenante.
Gynéco américain vs. gynéco français, voici le grand match:
- J’ai eu un rendez-vous dans 6 jours alors que j’ai appelé un gynéco assez réputé et que je n’étais pas encore sa patiente. En France, j’aurais attendue 1 mois minimum.
- Le gynéco était pile à l’heure. En France, j’aurais lu 5 Marie-Claire de 2003 avant d’être appelée par la secrétaire.
- Dans la salle d’attente, il y avait un panneau présentant les promos du mois. J’hésite encore encore le O-Shot qui augmente les orgasmes et la chirurgie esthétique des lèvres. En France, j’aurais eu le droit à un dépliant du planning familiale et une affiche sur l’endométriose.
- On m’a donné une blouse qui ne se ferme pas dans le dos pour que je puisse me sentir habillée même le frifri en l’air. En France, un frottis se fait cul nu et c’est jamais un moment de grande pudeur.
- Apprenant que ma mère avait eu un cancer du sein, le gynéco m’a proposé une mastectomie complète, comme on propose un soin chez le coiffeur. En France, on m’aurait palpé les nichons sans rien dire.
- Je suis à peu près certaine que la radiologue qui m’a fait l’écho intravaginale a d’abord frotté son appareil sur mon pubis pour me « détendre ». Je reste légèrement traumatisée par cette masturbation imposée. En France, je me serais simplement plainte du manque de délicatesse de mon échographe.
- Je n’ai pas eu à payer en partant car la facture est envoyée directement à mon assurance. Si j’avais eu à le faire, j’en aurais eu pour 250$ la consultation et sans doute bien plus encore pour les actes annexes (frottis, analyse, écho). En France, j’aurais payé 40€ dont la sécu m’aurait remboursé des trois quarts quelques semaines plus tard. Douce France…
Alors, au final, que penser du gynéco en Amérique? Et bien, hors mis la question financière, je dirais que c’est plutôt mieux qu’en France. La blouse couvrante pour la patiente et la qualité de service rendent l’expérience plus confortable. Je ne ferai pas de commentaire sur l’épisode de la radiologue « sympa », je suis encore en plein choc traumatique.
